Roméo Balancourt est né à Madagascar et passe son enfance à Nice. Il débute la photo avec un Fujica AX5 offert par son père. Il entreprend des études d’architecture à Montpellier ou il passe plus de temps au labo argentique de l’école qu’en salle de cours (pour finalement en prendre les commandes plus tard).
Il fait son service militaire au SIRPA Terre (Service d’Informations et de Relations Publiques de l’Armée de Terre), service Photo, où il y fait ses armes en reportage pendant 2 ans (au lieu des 9 mois obligatoires) et réalise ainsi ses premières parutions dans Terre Magazine.
De nature introverti et timide, il doit se faire violence pour aller à la rencontre et photographier l’autre.
Profitant d’un contact chez Harcourt, il reste à Paris où il intègre le studio en tant que stagiaire, pour 1 mois. D’abord au labo, ensuite au studio, il passe de nombreuses nuits dans ce temple du portrait où il y apprend par l’observation et par l’expérimentation des nombreuses sources, si caractéristiques du studio.
En 1999, Pierre-Anthony Allard, directeur à ce moment, lui accorde sa confiance et lui confie les clés du studio. Roméo y multiplie les essais, cette lumière lui correspond, si précise et méticuleuse. Le studio lui confiera son premier client au bout de 3 mois. Souhaitant rester indépendant, il s’inscrit à l’Agessa, adhère à l’UPP (ex-UPC) et déclare son activité : il officialise ainsi son statut de photographe professionnel et développe, en parallèle du studio, sa propre clientèle.

Il décide alors de se consacrer pleinement au portrait et continue d’affiner sa propre vision de la discipline : “j’ai suivi une bonne étoile et j’ai pris conscience que je pouvais subvenir à mes besoins grâce à ma passion la photographie “.